Daily Archive for Jeudi, octobre 13th, 2005

The Death Road

The Death Road (El Camino de la Muerte), c’est la route la plus dangereuse du monde, 5 heures de descente avec une pente de 80% en moyenne sur 64 km. Cette route a été nommé ainsi après le décès de 8 israeliens dans un accident de jeep en 1999.

Mardi soir, 11 octobre
Après de nombreuses tergiversations (Amazonie ou pas, Machu Picchu ou pas), on s’est décidé pour faire un peu de sport. Un truc simple, facile et adapté à notre condition physique: du vélo!
On est donc allé voir les gars de Down Hill Madness, à la Calle Sagarnaga 339 (à 2 blocs de l’hôtel Rosario).

Après quelques explications et remplissages de formulaires (du genre: « nous déclinons toutes reponsabilités en cas d’accident, mauvais temps, mort, glissement de terrain, chute d’OVNI, écrasement par camion, coup d’état, etc… »), nous avions donc rendez-vous le lendemain matin.

Le lendemain matin, 12 octobre
Après une heure de 4×4, nous sommes au sommet de La Cumbre, un petit 4670 mètres… Presque aussi haut que le Mont Blanc (4808.45 m), mais on ne va pas jouer sur les mètres. Enfiler la combinaison avec une polaire dessous (5°C à cette heure), mettre le casque, les lunettes et les gants, vérifier les freins (la petite astuce pour rester entier plus longtemps), nous étions prêts! Voici Uroš (Slovénie), Stew (Angleterre), Joëlle (Suisse) et Flavien (Jura) prêts à affronter la Route de la Mort:
Photo de groupe

Merci le 4x4Ça commence facile sur une route goudronnée et large. Inutile de pédaler, les rapports des vitesses ne sont pas assez hauts pour aller plus vite que du 60 km/h. Après quelques minutes, une petite montée permet de sélectionner les plus endurants (merci le 4×4):

Les choses se gâtent enfin: fini la route propre et nette! Les sommets à droite, plus de 1000 mètres de précipice à gauche, le dessin est vite fait. Et les consignes: tenir la gauche et priorité au véhicules qui montent. Et utiliser le frein (à disque) arrière. Après quelques dizaines de mètres on se rend vite compte que les suspensions sont indispensables, nous avons bien fait de choisir des vélos tout suspendus. Et les vélos sont de bonne qualité. Notre guide nous rassure en nous disant qu’il n’y a eu que 5 cyclistes morts les 7 dernières années… Soit, cette route est donc statistiquement plus sûr en vélo qu’en bus (200 morts en moyenne par année). Restons positif!

Nous voici donc accrochés à nos guidons, les 2 doigts de la main gauche toujours sur la manette des freins. Après quelques kilomètres, l’adrenaline aide à supporter l’angoisse et la peur. Première rencontre avec un camion, le guide nous ayant prévenu bien avant, cela semble rassurant. Un camion de bananes, pour l’anecdote, alors que nous venions d’en manger lors de la petite pause précédente.
Joëlle
Des cailloux, de la boue, le froid qui fouette et glace. La brume se lève enfin, on peut aller plus vite!

La descente continue. Trois mille mètres, il commence à faire plus chaud. Un aigle passe au-dessus. Une cascade sur le flan de la montagne, il faut passé quand-même. Un petit rafraichissement! Mais la route mouillée, ça glisse…
Joëlle sur son beau vélo
« Locos! » nous dit notre guide! C’est vrai que les 2 autres ont tendance à ne pas utiliser leurs freins. Et on descend, toujours plus bas. La végétation est maintenant tropicale, il fait chaud, très chaud.

La poussière s’incruste sur les lunettes, les mains et les bras deviennent douloureux. Cela devient pénible. Mais on se donne du courage, une petite rivière à traverser et on y est:
Flavien traverse la rivière

Coroico, 1750 m, bienvenue en Amazonie:
La fin

On est arrivé, sain et sauf. Et un endroit bien sympathique nous accueille: La Senda Verde. Une éco lodge, avec douche et piscine, et un bon petit repas! Que nous avons partagé avec tous les visiteurs du coin:
Perroquet